De l'eau pour tous: les oubliés des engagements du millénaire

29/11/2007 > 02/12/2007 - Niamey, Niger

Lorsque s’est créé le think tank (Re)sources, les débats sur la gestion de l’eau étaient dans une phase de renouveau, tant sur le plan de la pensée que sur le plan des pratiques. Les controverses, sur le bien fondé des barrages, l’absence de politiques d’économies d’eau, le rôle des institutions financières internationales, l’intervention du secteur privé semblaient, souvent,  l’emporter sur le consensus de la communauté internationale, inscrit dans les engagements du millénaire et réaffirmée lors du sommet mondial de Johannesburg autour de la reconnaissance de l’accès à l’eau ,  enjeu majeur pour la lutte contre la pauvreté et le développement humain.  

C’est dans ce contexte  que nous avons  créé (Re)sources conçu comme un outil au service d’une ambition : apporter notre contribution aux engagements internationaux sur l’accès à l’eau, à l’assainissement, voire à l’énergie en confrontant nos points de vue et nos pratiques.

Il est indéniable que nos réflexions et nos propositions ont rencontré d’autres initiatives qui convergeaient dans une même direction : définir les conditions de mise en œuvre concrète des engagements pris, à travers les engagements du millénaire, auprès de la communauté humaine de satisfaire leurs droits légitimes à une vie décente. 

Le 3ème colloque (re)sources s’est déroulé à Niamey du 29 novembre au 1er décembre 2007 sur le thème des « oubliés des engagements du millénaire : assainissement, équilibre rural-urbain, coordination des actions… ». Il s’est articulé autour :

− d’une séance de travail intitulée « Notre rêve est-il inaccessible ? Analyse du rapport PNUD 2006 » et d’une autre sur l’ « Assainissement : comment déminer ces bombes sanitaires ? » ;

− de 2 ateliers, l’un sur la « coopération des initiatives sur le terrain : coopération ou compétition ? » et l’autre sur « l’équilibre urbain-rural, une question d’équité » ;

− des visites de l’usine de production d’eau potable de Goudel, d’une borne fontaine et du projet des banquettes de sable ;

− d’une synthèse des débats et réflexions

Face aux risques de l’oubli, la seule réponse, qui est entre nos mains est d’apporter une contribution, voire  des propositions concrètes pour répondre aux problèmes observés et, le plus souvent, peu étudiés.  Parmi ces oubliés des engagements, nous en avons choisi 3, mais sans nul doute, d’autres existent et méritent de retenir notre attention.

1/ La compétition entre acteurs, c'est-à-dire la rivalité entre acteurs du développement, ONG, bailleurs de fonds, collectivités locales,  les intérêts divergents de l’urgence et du développement qui nuit à l’efficacité et à la pérennité des politiques. Le pays qui nous accueille, est, à ce titre, emblématique de cette multiplicité d’intervenants. Comment améliorer notre efficacité collective ?

2/ Lé déséquilibre urbain/rural. Face à l’accélération de la croissance urbaine qui déstructure le tissu urbain et désertifie les campagnes,  les priorités sont partout : fournir de l’eau aux quartiers informels des villes, rendre disponible l’eau en milieu rural pour la consommation domestique et l’irrigation agricole, aider à l’émergence de villes secondaires dont la population bénéficierait  de services essentiels.  Comment équilibrer nos actions et favoriser la disponibilité en eau pour l’ensemble des activités humaines ? 

3/ L’absence d’assainissement  des villes.  Assainissement de base, assainissement  amélioré, assainissement  adapté ?  De quoi parle-t-on réellement quant on parle d’assainissement. ? En tout cas, peu  de ces bombes sanitaires qui se propagent dans les méga cités des pays du sud ou l’absence de système de collecte et de traitement des eaux usées dégrade des ressources en eau où se multiplient les germes des maladies hydriques. Les Nations Unies ont fait de l’année 2008, l’année de l’assainissement, essayons d’en clarifier les concepts et d’émettre des propositions. 

Intervenants:

Tassiou AMINOU, ministre de l'hydraulique

Gilles CARASSO, Secrétaire général du HCCI (Haut Conseil à la Coopération Internationale)

Guy CARCASSONNE, Professeur de droit public

Emmanuel DEBROISE, Directeur de l'AFD (Agence Française de développement) au Niger

Zéphirin DIABRE, Ancien ministre des Finances du Burkina Faso; ancien directeur général adjoint du PNUD

Ousmane DIAGANA, Représentant de la Banque Mondiale au Niger

Loïc FAUCHON, Président honoraire du Conseil Mondial de l'Eau et Président de la Société des Eaux de Marseille

Patrice FONLLADOSA, Président de (Re)sources et Président Directeur Général, Afrique, Moyen Orient, Veolia.

Antoine FREROT, Président-directeur général de Veolia

Alain HOLLEVILLE, Ambassadeur de France au Niger

Youssouf ISSABRE, Directeur général du centre Merieux,Afrique de l'Ouest

Raymond JOST, Secrétaire Général du Secrétariat International de l'Eau

Klhardiata LON DIAYE, Représentant du PNUD

Khadidiato MBAYE, Représentant de l'OMS au Niger

Maurice PATETTA, Directeur Général de la SEEN (Société d'Exploitation d'Eau du Niger)

Gérard PAYEN, Conseiller du Secrétaire général des Nations Unies en matière d'eau et d'assainissement et Président honoraire d'Aquafed

Gilles POMMERET, Premier Conseiller de l'Ambassadeur de France au Niger

Nicolas RENARD, Direction des Collectivités Publiques Veolia Eau

Michel ROCARD, Ancien Premier ministre, Ancien député Européen et Ambassadeur de la République chargé des négociations pour les zones polaires.

Michel ROUSSIN, Ancien ministre de la Coopération, Président du comité Afrique au MEDEF International et Conseiller auprès du Président Directeur général d'EDF.

Pierre-Frédéric TENIERE-BUCHOT, Président du Programme Solidarité Eau, Membre de l'Académie de l'Eau du Conseil Mondial de l'Eau et Ancien directeur général de l'Agence de l'eau Seine Normandie.

Zabeirou YACOUBA, Directeur du CREPA, (Centre Régional pour l'Eau Potable et l'Assainissement à faible coût) au Niger

 

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