« Le monde n’est pas un immense bidonville » : pistes d’action pour accompagner une urbanisation autonome

16/01/2018

Article paru dans blog.iddri.org  par Laure Criqui Chercheure développement urbain international & membre de (Re)sources

Le spectre du « pire des mondes possibles » ou de la « bidonvillisation de la planète » porté par M. Davis [1] véhicule une représentation apocalyptique du devenir des villes en développement. Ce raccourci est cependant dangereux car il occulte une réalité diverse de formes urbaines non planifiées: taudis précaires et insalubres, lotissements clandestins péri-urbains, quartiers populaires auto-construits et viabilisés. C’est ce processus d’urbanisation – par l’occupation des terrains, la construction des logements, l’accès progressif à l’électricité, l’eau et l’assainissement, la régularisation ex post – qui a permis l’émergence des villes en Europe, et concerne aujourd’hui plus d’un tiers des urbains dans le monde. Si ces espaces urbains apparaissent de manière autonome et incrémentale, ce ne sont pas pour autant d’immenses bidonvilles paralysés ou chaotiques.

On conçoit traditionnellement que les villes ne peuvent fonctionner sans planification, or depuis 50 ans, celle-ci n’a pas réussi à orienter l’urbanisation des pays du Sud, où près d’un milliard d’habitants vivent dans des quartiers non-planifiés (selon les chiffres d’UN-Habitat)... Lire la suite sur Iddri.org

 

 

[1] Davis, M. (2006). Planet of slums. New York: Verso. [Le pire des mondes possibles. De l’explosion urbaine au bidonville global. Paris : La Découverte]

Source : http://blog.iddri.org/fr/2017/03/28/monde-nest-immense-bidonville-pistes-daction-accompagner-urbanisation-autonome/

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« Le monde n’est pas un immense bidonville » : pistes d’action pour accompagner une urbanisation autonome