Access to energy

Electricity remains a scarce resource in many regions worldwide. Intrinsically linked to water, the lack of access to modern, clean, reliable and affordable energy impedes human development and the realization of the Millenium Development Goals.
 
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Access to water

Freshwater is an essential element for health, energy and the ecosystems. However, various factors ranging from climate change to population growth lead to the depletion of water resources, which makes water management a very challenging task.

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Access to sanitation

The status of sanitation in a given community is a very relevant indicator of this community's level of human development. Although we have been witnessing increasing international efforts and commitments to address the sanitation challenge, some serious flaws - including in terms of funding - keep hindering progress.

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News

International IWA conference on sustainable solutions for small water and wastewater treatment systems

Small2017 co-organized by IMT Atlantique, GEPEA , IWA and ASTEE will be held in Nantes (city congress center). S2small2017 will address the latest advances in the field of water and wastewater management for small systems and decentralized approaches.

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Interviews

Le drame hydrique du Yémen

Le 22 mars 2012 était rendu public par Hillary Clinton, alors Secrétaire d’Etat de Barack Obama un rapport commandée à l’Office of the Director of National Intelligence (DNI), dont l’intitulé était « Global Water Security[1] ». Ce 22 mars, journée mondiale de l’eau, ce document dévoilait pour la première fois les analyses de la communauté nationale du renseignement américain sur les scénarios sécuritaires que le manque d’eau allait induire pour des pays alliés des États-Unis, impliquant potentiellement une réponse américaine, qu’elle soit d’ordre humanitaire ou militaire.

 

Le Yémen y figurait en triste place. Bien avant que la rébellion houthie ne s’empare de Sanaa en septembre 2014 déclenchant une guerre religieuse et clanique, le pays était déjà considéré comme le plus pauvre en eau de la planète[2].

 

Il est loin le temps - mais c’était pourtant il y a moins de 40 ans -  où le Yémen était appelé l’Arabia Félix, l’Arabie heureuse, partie la plus fertile de la péninsule arabe, dotée d’infrastructures hydrauliques ancestrales comme en attestent les vestiges du barrage de Marib, considéré comme le plus ancien ouvrage hydraulique du monde.

 

Le Yémen de 2018 compte en effet moins de 200 m3 d’eau/habitant/an en termes de ressources renouvelables. Les projections à 2050 attestent de perspectives affolantes, puisque ce chiffre, déjà tragiquement bas, tombe à 40 m3 d’eau/habitant/an.

 

Du jamais vu à l’échelle d’une nation de 25,3 millions d’habitants, dont la population était prévue pour doubler dans les 25 prochaines années ; ce qui fait dire aux experts du renseignement américain que le Yémen peut disparaître en tant que nation, à cause d’un manque d’eau et d’infrastructures vitales pour la survie des populations.

 

Cette descente aux enfers a plusieurs raisons. Elles se retrouvent dans de nombreux autres pays ne disposant d’aucune ou d’une faible gouvernance vis-à-vis des ressources en eau comme par exemple le manque d’investissement en renouvellement et en maintenance des infrastructures collectives existantes ou des capacités de pompages individuelles surmultipliées venant un peu plus appauvrir les nappes phréatiques.

 

Enfin, comme ailleurs, c’est très souvent - trop souvent - l’absence de réformes des pratiques d’irrigation agricole qui continue de mettre les ressources en eau sous pression.

 

Cependant, le Yémen a une spécificité qu’elle partage avec un autre pays soumis à stress hydrique qu’est l’Afghanistan. L’Afghanistan comme le Yémen utilisent en effet une grande partie de leurs ressources en eau pour produire de la drogue : l’opium pour le premier qui en est le plus grand producteur de la planète ; le qat pour le second, également leader mondial dans son domaine.

 

Véritable fléau régional qui sévit au Yémen et sur une partie de la Corne de l’Afrique, le «cath edulis» a pour conséquence de neutraliser quotidiennement une grande partie de la société yéménite.

 

Plus de 30% des terres arables du Yémen seraient utilisées pour la culture de cette plante euphorisante qui consommerait entre 40 et 50% de l’eau destinée à l’agriculture. Les surfaces de qat cultivées auraient doublé depuis 1970 au détriment des céréales, devenant la principale culture du Yémen. Cette drogue monopolise également 70% des pesticides utilisés dans ce pays, eux-mêmes en forte augmentation et qui induisent une pollution accrue des sols et des nappes.

 

De quoi encore un peu plus complexifier l’équation sécuritaire actuelle, car le contrôle du trafic de qat fait aussi l’objet d’enjeux territoriaux entre milices armées, qui se sont de facto partagées le territoire yéménite[3]. Il est en effet estimé que le qat rapporte aux alentours de 8000 USD par hectare, et représentait avant le conflit entre 20% et 30% de la dépense des ménages yéménites[4].

 

Mais à ce fléau, qui s’accompagne d’une diminution inexorable des ressources en eau et d’une dégradation de leur qualité, sont venus s’agréger les conséquences d’un conflit de haute intensité qui ne dit pas son nom.

 

Dans ce conflit, qui est une guerre par procuration que se livrent l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition de pays arabes sunnites, et l’Iran chiite, ce sont les populations et leurs infrastructures vitales qui sont visées, comme ce fût le cas en Syrie et en Irak. Parmi elles, les infrastructures en eau, en énergie, mais également en assainissement.

 

Ce fût par exemple le cas d’une station vitale au traitement des eaux usées de Sanaa et de sa périphérie. Dès le 26 mars 2015, cette usine d’épuration était victime de dégâts collatéraux causés par des bombardements. Le 17 avril 2015, elle dût supporter les conséquences du ciblage d’une installation électrique essentielle à son fonctionnement[5]. Or, sans électricité, comme les conflits de Syrie et d’Irak l’ont montré encore récemment, il ne peut y avoir de production ni de distribution d’eau, et pas plus de collecte ni de traitement d’eaux usées.

 

Ensuite, ce fût le tour du fioul, nécessaire à l’approvisionnement des groupes électrogènes qui secouraient électriquement la station, d’être rationné en raison du blocus naval imposé, à compter de mai 2015, à un pays manquant progressivement de tout.

 

Moins de deux ans après les faits, force est de constater que les conséquences de la disparition quasi complète des capacités de traitement en eaux usées de la capitale yéménite ont un prix démesuré, qui vient renforcer la souffrance de populations, privées de médicaments et dépendantes de l’aide alimentaire.

 


[1] « Global Water Security, Intelligence Community Assessment », Office of the Director of National Intelligence, 2012.

[2]  « Crisis in Yemen : Food, Water and the ‘Slow Motion Coup’ », Tess Marslen & Sinéad Lehane, Global Food and Water Crises Research Programme, Future Directions International. Février 2015.

[3] « Yémen : L’ONU inquiète du risque de partition », Le Monde, Marie Bourreau et Louis Imbert, 18 janvier 2018.

[4]  « De l'eau pour le Yémen », Cercle Les Echos, Franck Galland, 11 mai 2015 .

[5] « From bombs to cholera in Yemen’s war », The New York Times, Alia Allana, 19 novembre 2017.

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Contributions

Digital Transition and acess to basic services in developing countries

Debate with Nicolas Decordes, Vice President of anticipation marketing for Orange Group, debates with Gwenael Prié, Telecom and Digital Project Manager with the Transportation, Telecoms and Sustainable Energy at the French development agency (AfD) and David Menascé, Consultant, specialized on strategies of access to the "Bottom of the Pyramid" market.

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Nearly 800 millions

still do not have access to an improved drinking water source and almost 1/3 of the global population drinks water that is unsafe to their health

 

1,4 billion people

do not have access to electricity,  and more than 95 % of these people live in Subsaharan Africa and in Asian developing countries.

2,5 billion people

still have no access to toilets or any other form of improved sanitation

More than 50%

of the world population live in urban areas. By 2030, cities of the developing world will host 4 city dwellers out of 5.

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